Nous avons une règle de gestion de projet qui surprend parfois : aucune tâche ne doit être estimée à plus d’une demi-journée de travail. Voici pourquoi :
1/ La loi de Parkinson
Vous donnez 10 jours à un développeur pour une migration ? Il utilisera les 10 jours : sans doute quelques jours à procrastiner, puis un sprint de dernière minute.
Un programme plus rythmé et des échéances plus courtes obligent à aller droit au but et à utiliser le temps efficacement.
2/ Mesurer précisément l’avancement
La précision est bien meilleure quand chaque journée démarre avec un objectif clair et concret, séparé en sous-tâches :
‣ L’avancement se voit jour après jour
‣ L’intégration de projets devient plus fluide
‣ Les écarts se détectent immédiatement
Planifier 10 jours et constater que seulement 30 % du travail est fait laisse un écart énorme, difficile à rattraper.
À l’inverse, un suivi quotidien révèle tout de suite un écart de 30 minutes. Nous n’agissons pas forcément, mais l’écart est connu plus tôt, donc plus petit et plus simple à corriger.
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Cette règle profite autant aux chefs de projet, qui savent exactement où en est le travail, qu’aux développeurs, qui avancent plus sereinement.
Quand on est développeur junior, on croit que c’est du flicage, mais avec le temps, on comprend que ça rend le travail beaucoup plus clair et plus simple.