J’échange régulièrement avec des développeurs qui se plaignent de ne pas avoir de temps consacré à la R&D. Voici ce que nous avons mis en place pour éviter cela :
Je trouve que c’est important que chacun ait du temps pour améliorer son outil de travail (développeur ou pas d’ailleurs).
Mais ça demande un peu d’organisation. Et avec les projets qui s’enchaînent, c’est facile de remettre à plus tard… puis de ne jamais le faire.
Alors :
1 – Nous responsabilisons
Si nous attendions d’avoir du temps pour faire de la R&D, nous n’en ferions jamais. Nous avons donc nommé des responsables : les managers d’équipe. Ils planifient du temps de R&D dans le planning.
2 – Nous avons toujours des sujets prêts
Les plannings bougent souvent. Parfois, quelqu’un se retrouve avec deux jours libres au dernier moment. C’est utile d’avoir un backlog de sujets dans lequel piocher sans perdre de temps à se demander : » Qu’est-ce que je pourrais faire ?
3 – Intégrer la culture
Pour que ça marche, l’équipe doit s’emparer du sujet. Si sur un forfait de 10 jours, elle ne se dit pas » je vais le faire en 8 et utiliser les 2 restants pour de la R&D », alors il n’y a jamais de temps libre.
J’encourage à intégrer la R&D au moment du 𝘳𝘦𝘧𝘪𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 (ces moments où on réévalue les charges projet). Côté client, ça ne change rien : il paie un forfait. Mais de mon côté, je sais que j’ai investi une journée en R&D à l’occasion.
Au final, la R&D en équipe, c’est un équilibre délicat. Passé une certaine taille, on ne peut pas compter uniquement sur la bonne volonté individuelle. Il faut que l’organisation facilite les choses.
Mais impossible non plus d’imposer la R&D par le haut. L’enjeu consiste à créer un cadre qui donne les moyens (temps et motivation) à ceux qui souhaitent innover, sans les contraindre.