J’échangeais avec un responsable d’agence sur l’open source. Dans sa bouche, ça sonnait comme un fardeau. Mais je vois au moins 3 avantages dont on ne parle pas assez:
1 – La satisfaction interne et attractivité
J’ai souvent entendu en entretien des candidats dire : » Dans ma boîte actuelle, on ne peut rien publier en open source, c’est interdit.
À la longue, ça devient frustrant.
Alors que si on leur donne les moyens de contribuer, les développeurs sont fiers de partager leur travail. Ça booste le moral, ça réduit le turnover et ça attire des talents.
2 – Une source d’opportunités
Parfois, tu es invité sur un appel d’offres parce qu’un développeur, dans une autre équipe, connaît tes travaux open source et s’en souvient.
Ça nous est arrivé avec Free. On ne connaissait personne chez eux, mais un développeur qui utilisait déjà certains de nos projets open source a pensé à nous le jour où ils avaient besoin d’une agence. Ça a donné naissance au projet du portail des abonnés Free. Bref, l’open source devient une vitrine, un bouche-à-oreille entre pairs.
3 – Un argument de vente
L’open source est parfois un argument de vente.
La BPI, par exemple, avait ce prisme-là : dans son cahier des charges, elle demandait que tout ce qui pouvait être partagé en open-source le soit.
Certains clients nous ont même payé après le projet pour transformer un module en open source, dans une logique RSE de réemploi et de partage. Ça entrait dans une démarche écologique : tout ce qui est fait n’est plus à refaire, donc moins de ressources et moins d’énergie consommée.
On ne fait pas de l’open source uniquement pour ces bénéfices. On le fait d’abord parce qu’on est profondément convaincus par ses valeurs.
Mais je trouvais intéressant de partager ces « bénéfices cachés » pour montrer que ce n’est pas juste une charge, ni un coup ponctuel : ça vaut réellement le coup d’y consacrer du temps.