Certaines agences qui ont commencé en même temps que nous sont 150 aujourd’hui. Moi, j’aimerais qu’on ne dépasse pas les 50 personnes pour au moins 5 raisons:
1/ En dessous, chaque départ pèse trop lourd sur l’organisation
À 10 ou 15, quand quelqu’un s’en va, il faut réorganiser en urgence, certains se retrouvent seuls sur un sujet, et le risque augmente mécaniquement sur les projets.
2/ Au-dessus, l’agence passe vite en mode « usine » avec des strates
Plus l’équipe grossit, plus les couches de management, de process et de coordination s’ajoutent, et moins nous passons de temps sur le cœur du métier.
3/ À ce stade, la pression pour signer en continu change la nature du métier
Il faut en permanence remplir la machine, ce qui oriente forcément les décisions commerciales.
4/ Autour de 50, l’équipe est à taille humaine, mais suffisamment robuste
Si une ou deux personnes partent, il reste encore une vraie capacité d’équipe, et ça évite les situations où une seule personne porte un pôle entier.
5/ C’est la taille qui colle le mieux à la façon dont j’ai envie de piloter l’agence
Une croissance mesurée, une gestion en mode « bon père de famille », sans viser les 150 juste pour dire qu’on a grossi, mais en cherchant surtout plus de sérénité au quotidien.
Ça peut sembler contre-intuitif de se fixer un plafond plutôt qu’un objectif de croissance infinie mais pour moi, ce plafond, c’est surtout un cadre pour protéger ce qu’on a construit.
Dire « nous ne voulons pas dépasser 50 », ce n’est pas se résigner.
C’est assumer que ce seuil correspond à ce que nous avons envie de vivre au quotidien.