J’ai longtemps cru qu’un bon dirigeant devait prendre toutes les décisions. Aujourd’hui, je crois presque l’inverse grâce à mes managers :
J’ai saboté ma propre agence pendant un moment en donnant mon avis sur tout ou en imposant des décisions sur les périmètres de chacun.
Je ne m’en rendais pas compte.
Heureusement, j’ai désormais des managers qui ont l’assise et l’autorité pour me dire ouvertement ce qu’ils pensent de mes interventions. Le rapport de confiance nous permet ça.
Aujourd’hui je n’ai pas le dernier mot sur les décisions et je crois qu’un bon dirigeant doit surtout savoir quand ne pas trancher.
Si je tranche systématiquement, je leur retire :
→ la responsabilité
→ la montée en compétence
→ la motivation
Alors voici comment nous fonctionnons :
• Je partage mon point de vue
• Je pose les questions difficiles
• J’aide à clarifier les enjeux
Mais le leader de l’équipe concernée a le final cut.
Je suis très à l’aise avec ça car j’ai confiance et mes associés et managers et
Ce sont eux qui vivent le terrain.
Ce sont eux qui portent les conséquences au quotidien
Ce sont eux qui ont la meilleure lecture opérationnelle
Alors comme je dis toujours : c’est celui qui fait le SAV qui a le dernier mot.
Finalement, le rôle du dirigeant n’est pas de décider ou d’avoir raison, c’est de créer les conditions pour que les bonnes décisions émergent et qu’ils osent dire quand quelque chose ne tourne pas rond.